La conformation plano-volumétrique particulière de la Piazza Falvio Gioia (également appelée « le rond-point » par les habitants de Salerne) a inspiré l’artiste Luca Pannoli, qui l’a imaginée comme un volume architectural du XVe siècle avec une voûte ornée de fresques. Au-dessus, de denses lumières LED simulent le bleu outremer obtenu dans l’Antiquité à partir du précieux lapis-lazuli, et des dizaines d’étoiles tridimensionnelles à huit branches rappellent la chapelle Scrovegni peinte par Giotto à Padoue. Suspendu au-dessus de nos têtes, un cercle de nuages lumineux suggère le passage cyclique du temps et forme le cadre naturel d’où émergent 12 figures mystérieuses (l’effet recherché est similaire à celui obtenu par Mantegna dans la Chambre nuptiale de Mantoue). Depuis l’Antiquité, des hommes et des femmes ont observé le ciel à la recherche d’un sens, d’un reflet, d’un ordre. Ils l’ont trouvé dans les signes du zodiaque : pour Jung, les symboles du zodiaque sont des archétypes universels, douze voies, douze aspects de l’être. Le zodiaque ne nous définit pas : il nous reflète. Les 12 figures allégoriques, six hommes et six femmes, dessinées par l’artiste et vaguement inspirées du style Art nouveau d’Alfons Mucha, observent comme des gardiens silencieux les passants qui traversent la place, en éclairant leur chemin. Dans cette œuvre, la lumière revêt de multiples significations : elle est un moyen de guider le spectateur, elle est un symbole de connaissance, de révélation (tout comme l’art), et elle est utilisée de manière dynamique pour représenter le passage du temps.












